Journée d’information sur l’envahissement publicitaire – par l’ANBE

Comme vous avez pu le constater, le Collectif pour la Réduction de l’Affichage Publicitaire à Nantes est en sommeil. Il peut néanmoins transmettre une invitation à l’initiative de l’ANBE (Association Nantaises Déplacements Environnement)

Samedi 14 mai à partir de 10h

Salle des Hauts-Pavés à Nantes
42, Rue des Hauts Pavés
(Rez de Chaussée : suivre allée de droite et longer le gymnase)
Tram ligne 3 stations : « Viarme-Talensac » « Poitou »

Journée d’information sur l’envahissement publicitaire

10h- 12h30 : Échanges d’information entre associations (notamment Paysages de France, RAP, UFC) et personnes intéressées

  • nouvelle réglementation de l’affichage,
  • règlements municipaux,
  • les nouvelles formes de publicité

12h30-14h : Repas (prière de s’inscrire auprès de l’ANDE : 06 20 54 10 57)

14h-15h30 : Déambulation dans le centre de Nantes à la découverte de l’envahissement publicitaire

En comptant sur votre présence active

Le Président  de l’A.N.D.E: J.B. LUGADET

Compte rendu de l’action du 7 mai 2010

Le 7 mai 2010, le Collectif pour la Réduction de l’Affichage Publicitaire à Nantes a organisé une déambulation antipublicitaire à travers le centre de Nantes. Tout le long du cours des 50 otages, nous avons agi contre les trop nombreux panneaux publicitaires, ceux que l’on appelle communément les “sucettes”… et qui tristement accompagnent souvent les abris bus (puisque la publicité finance la construction de ces abris bus).
Nous nous sommes donc employés :
  • à les enrober de bâches plastiques
  • à les recouvrir de messages incitant à la réflexion sur le système publicitaire (“tous les jours je lave mon cerveau avec la publicité”, la fameuse citation de Patrick Lelay, “Et si on pouvait répondre à la publicité ?”, “La pub vous infantilise”, “La pub c’est nul, les musées c’est mieux”, “la pub t’entube”, etc.)

  • à les recouvrir de grandes feuilles blanches en invitant les passants à s’exprimer sur ceux-ci (un passant a noté “et si je racontais une autre histoire ?”)
Nous n’avons pas compté le nombre de panneaux touchés mais ce fut certainement plus de 25 panneaux qui furent détournés. Lors de son passage dans des zones fortement fréquentées, le collectif prenait le temps d’expliquer l’action aux passants, cherchant à susciter le débat, et obtenant souvent des signes de soutien et de sympathie.
L’action s’est terminée par le recouvrement d’un panneau télévisuel de 8m2, symbole de l’agression publicitaire à Nantes (nous comptons sept de ces panneux surconsommateurs d’énergie et complètement inutiles dans l’agglomération).
Pour voir toutes les photos c’est ici : http://www.flickr.com/photos/cmjnvoisin/sets/72157623898846319/

Action antipub à Nantes – le vendredi 7 mai 2010 – déambulation et bachâge

Nous vous invitons à venir vous joindre à nous pour une action antipublicitaire de déambulation joyeuse dans Nantes, avec collage d’affichettes sur sucettes publicitaire, rédaction spontanés de slogans, espaces libérés de la publicité, espaces d’expression, avec en fin de parcours un recouvrement de grand panneau publicitaire…

Cette action est organisée par le Collectif pour la Réduction de l’Affichage Publicitaire à Nantes. Nous demandons notamment que tous les panneaux publicitaires soient ramenés à la taille de 50 par 70 cm, sans consommation d’énergie et que soit ouvert un débat citoyen sur le système publicitaire. Nous agissons à visage découvert; nous cherchons à promouvoir la non-violence et la démocratie de fait.

Cette action ne comporte à priori pas de risque judiciaires ou d’arrestation pour les participants. Venez nombreux!

RDV le vendredi 7 mai 2010 à 19h devant la Préfecture de Loire Atlantique à Nantes (6 Quai Ceineray 44000 Nantes).

Fêtons la relaxe des déboulonneurs !

Le 02/04/2010, journée historique : 8 déboulonneurs parisiens ont été relaxés.

Pour fêter cette décision du tribunal correctionnel, nous organisons un concert le 16 avril à 20h en deux parties :

  • “la korrible” : chorale, chansons françaises
  • “By-Pass” : groupe de jazz, reprises de standard, impros, compos originales

Rendez-vous dans la salle du Parc, dans le parc de la Gobinière, 37 avenue de la Ferrière (tram Ferrière sur la ligne 3) à Orvault.

Formation le 10 avril 2010

Nous organisons une journée de formation/réflexion/échange de connaissances, animée par Arthur Lutz (Collectif des Déboulonneurs) et Pierre-Emmanuel Chaput (Groupe Nantais pour la Décroissance).

Date : 10 avril 2010 – de 10h à 18h
Lieu : B17, 17 rue Bellamy 44000 Nantes (au fond de la deuxième cour à gauche, au-dessus du garage)

Au programme (prévisionnel) :

  • Panorama sur l’antipub : l’histoire de la lutte anti-publicitaire et la situation actuelle : RAP, Paysages de France, le procès des 62, le Collectif des Déboulonneurs, Le Collectif pour la Réduction de la Affichage Publicitaire à Nantes, etc…
  • Non violence : les bases de l’action non violente
  • Désobéissance Civile : les principes, on discutera des différentes stratégies de la désobéissance civile. Seront abordés notamment les points suivants : action assumée, désobéissance civile ou civique, actions de non-coopération ou d’entrave, actions symboliques ou non, principe d’accessibilité des actions ou actions risquées/spectaculaires
  • Médias : quelle stratégie avec les médias (principe de l’horizontalité médiatique, séparation de la sphère privée/publique), perspectives et débat
  • Mises en situation pratiques
    • Commissariat : Que faire et que dire quand on se retrouve au commissariat ?
    • Médias : interview courte/débat contradictoire

Inscription préalable obligatoire : antipubnantes@riseup.net

Synthèse de notre interpellation des candidats aux régionales 2010 pour les Pays de Loire

Suite à l’interpellation par courrier des candidats au sujet de la place de la publicité dans nos villes, nos transports et nos lycées (pdf), voici une synthèse des réponses reçues par le collectif à ce jour.

Nous avons contacté tous les candidats têtes de listes (à l’exception de l’extrême droite), et sommes agréablement surpris d’avoir obtenu cinq réponses, sur les sept partis en lice. Nous n’avons pas de réponse pour Christophe Béchu pour l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) et Eddy Le Beller  pour Lutte Ouvrière. Les réponses complètes sont disponible au format pdf en bas de cet article. Les réponses sont dans l’ordre chronologique de réception.

Pour le Mouvement Démocrate (MODEM), Patricia Gallernau semble bien connaître le sujet. Mentionnant une nouvelle implantation d’un panneau publicitaire télévisé faisant débat à Pornichet, ville où elle est élue. Elle reconnaît qu’il y a trop de publicité, que la loi de 1979 est inefficace. Elle nous assure être “défavorable à l’installation de panneaux publicitaires, qu’il soient statiques ou dynamiques, aux abords ou sur les établissements scolaires, ainsi qu’aux abords des établissements publics.” En ce qui concerne les transports, elle considère que la publicité est nécessaire et que sa suppression augmenterait considérablement le prix du ticket. Nous sommes dubitatifs quand à cet argument en l’absence de chiffres tangibles, pour le métro parisien il est estimé que la publicité apporte 2% du prix du ticket ; sa suppression augmenterait donc le prix de quelques centimes. Faute de chiffres, nous ne pouvons nous satisfaire de cet argument. Patricia Gallernau argumente la nécessité de l’apport de l’argent publicitaire pour faire fonctionner et étendre le système de vélos en libre service à Nantes. Nous ne pouvons que répondre que c’est nous qui payons la publicité : à hauteur de plus de 500 euros par an (voir chiffres )

Patricia Gallernau fait finalement des propositions : 1) Encourager l’information et l’éducation des jeunes vis-à-vis de ce “bombardement publicitaire dont ils sont les cibles favorites”. 2) Organisation d’un débat au niveau régional. 3) Une harmonisation de la répartition géographique de la publicité 4) L’élaboration de règles communes pour aider les mairies à résister aux pression des afficheurs.

Pour le Parti Socialiste (PS), Jacques Auxiette (président de région sortant) est d’accord avec nous sur le fait que la législation doit être revue, ce qui n’est pas de la compétence des régions. Il est attaché au financement par l’argent public des “manuels scolaires”, des cantines et d’autres “activités éducatives”, afin notamment d’éviter l’intrusion de la “promotion commerciale” et promet une “fermeté” dans les lycées à ce sujet. Malheureusement il ne parle absolument pas des transports financés en partie par la publicité et nous renvoie trop souvent vers l’échelon national.

Pour Europe Écologie, Jean-Philippe Magnen partage amplement notre constat, notamment sur les “réflexes de “consommation” que la publicité introduit. Sa réponse reste pragmatique quand à l’étendue des compétences de la région sur des questions telles que la refonte de la loi de 1979. Il parle d’élaboration des outils pour impliquer les acteurs régionaux dans le suivi du respect de la loi nationale, ce qui répond de manière insuffisante au problème de l’illégalité de bon nombre de panneaux publicitaires.

Pour Nous te ferons Bretagne, Jacky Flippot nous fait une réponse courte et vague, de laquelle se dégage uniquement un accord de principe sur la nécessité de refonte de la loi de 1979. Rien n’est dit sur les compétences régionales. Il est opposé aux “publicité à cristaux liquides” notamment de taille importante.

Pour Tous Ensemble la Gauche Vraiment, Marc Gicquel est fermement opposé “à toute incursion commerciale dans les lycées”. Il propose un encouragement de “l’affichage associatif et militant”, ainsi qu’un débat au niveau régional qui permettrait de dégager des préconisations pour les règlements locaux de publicité (RLP) ainsi que pour la refonte de la loi nationale. A nouveau, rien sur la publicité dans les transports.

Conclusion

Les candidats semblent tous, dans une certaine mesure, d’accord sur le fait que l’affichage publicitaire soit trop présent, agressif, contraire aux préoccupations environnementales. Certains parlent des pressions des afficheurs, de la cible que sont les lycées pour les publicitaires, de la nécessité de réformer la loi de 1979 qui régit cet affichage. Pourtant, sur les transports, aucune des réponses ne vise une réduction de cette présence publicitaire. Il nous apparaît que le MODEM et Tous Ensemble la Gauche Vraiment se dégagent par leur volonté de prendre le problème de l’affichage publicitaire à bras le corps et les propositions concrètes qu’ils proposent.Le Collectif pour la Réduction de l’Affichage à Nantes est apolitique, n’est attaché à aucun parti et ne donne aucune consigne de vote (ou de non-vote).

Courriers reçus :

Revue de presse de l’action du samedi 13 février

Presse Écrite/Web

Télévision

Radio

Au besoin, si les liens ne fonctionnent plus, nous avons des archives de ces extraits.

Compte rendu de l’action de bâchage de samedi 13 février 2010

Le Collectif pour la Réduction de l’Affichage Publicitaire à Nantes a procédé samedi matin au bâchage d’un panneau publicitaire. Il a recouvert ce panneau d’une bâche portant l’inscription « VOUS PAYEZ 500 EUROS DE PUB PAR AN : réduisons cette dépense » Notons qu’outre ce coût strictement financier, le système publicitaire a un coût environnemental et social dont il est difficile de déterminer les limites : comment nier par exemple que la publicité sur les voitures provoque indirectement des accidents de la route et alourdit les dépenses de santé ?

L’affichage publicitaire envahit de plus en plus l’espace public. L’exemple des panneaux vidéo, comme celui qui a été bâché, ou des panneaux déroulants et éclairés, est révélateur de la dépense énergétique et financière toujours plus importante du système publicitaire. Par ailleurs, en attirant le regard, ce type de dispositifs entre en contradiction avec les préoccupations de sécurité routière et la liberté de chaque citoyen de recevoir ou non les messages à caractère publicitaire.

Par l’action directe non violente et assumée le collectif cherche à sensibiliser la population sur ces problèmes et à ouvrir le débat sur ces questions à propos desquelles le citoyen n’a jamais son mot à dire.

Le collectif a aussi recouvert un panneau publicitaire déroulant de papier et invité les personnes présentes à s’exprimer au sujet de la publicité, afin de redonner à l’affichage public sa fonction sociale, de communication entre les citoyens, cette communication ayant très largement été accaparée au profit de quelques intérêts privés.

Collectif pour la Réduction de l’Affichage Publicitaire à Nantes

Tract action de bâchage du marché de Tallensac

LA PUBLICITÉ NOUS COUTE CHER

LA PUBLICITÉ NOUS NUIT

Au cours de l’année 2008, selon une étude menée conjointement par l’IREP (Institut de Recherche et d’Études Publicitaires) et France-Pub, le total des dépenses de communication des annonceurs français s’est élevé à 32 369 millions d’euros, soit une moyenne de

528 euros par citoyen français.

Ces dépenses font partie intégrante du prix des produits. A l’heure où les hommes politiques cherchent quasi-unanimement à défendre le pouvoir d’achat, nous, le Collectif pour la Réduction de l’Affichage Publicitaire à Nantes, posons la question :

Avons-nous besoin d’autant de publicité ?

Ou pouvons-nous la réduire afin de diminuer le « budget-pub » des produits à acheter ?

Il nous apparaît que l’affichage publicitaire, notamment sur des panneaux surdimensionnés et lumineux, est une dépense inconsidérée d’énergie et d’argent, et que, par ailleurs, en attirant le regard des citoyens par des images animées, elle ne respecte pas la liberté de réception des messages à caractère publicitaire ni les préoccupations de sécurité routière. C’est pourquoi nous demandons que l’affichage publicitaire soit limité à une taille de 50 par 70 cm comme c’est le cas pour l’affichage associatif, sur des dispositifs de 2 mètres carrés maximum, non consommateurs d’énergie, et en densité limitée en fonction du nombre d’habitants.

Par l’action directe non violente et assumée, nous cherchons à provoquer un débat sur la place de la publicité dans notre société. Nous cherchons aussi à inciter la mairie de Nantes à adopter un Règlement Local de Publicité (RLP) mettant en oeuvre des dispositions allant dans ce sens.

Collectif pour la Réduction de l’Affichage Publicitaire à Nantes

Dépenses publicitaires en France pour 2008


Montant en millions d’euros Part de Marché Coût par personne
Marketing direct 9 559 29.50% 155,7
Mailings et e-mailings 4 656 14.40% 75,83
Prospectus 816 2.50% 13,29
Editions publicitaires 3 264 10.10% 53,16
Autres (Téléphone) 823 2.50% 13,4
Promotion 5 106 15.80% 83,2
Publicité sur lieu de vente 1 019 3.10% 16,6
Presse 4 247 13.10% 69,2
Quotidienne 1 025 3.20% 16,69
Nationaux 252 0.80% 4,1
Régionaux 773 2.40% 12,59
Autres 3 222 10.00% 52,48
Magazine 1 454 4.50% 23,68
Presse Hebd. Régionale 80 0.20% 1,3
Gratuits 1 034 3.20% 16,84
Presse professionnelle 448 1.40% 7,3
Collectivités locales 206 0.60% 3,36
Télévision 4 112 12.70% 67,0
Relations publiques 1 833 5.70% 29,9
Salons et foires 1 539 4.80% 25,1
Affichage 1 455 4.50% 23,7
Grand format 622 1.90% 10,13
Transport 337 1.00% 5,49
Mobilier urbain 373 1.20% 6,07
Autres (petit format…) 123 0.40% 2
Annuaires 1 286 4.00% 20,9
Internet 1 007 3.10% 16,4
Achat d’espace 482 1.50% 7,85
Liens sponsorisés 525 1.60% 8,55
Radio 921 2.80% 15,0
Publicité nationale 538 1.70% 8,76
Publicité locale 383 1.20% 6,24
Parrainages 833 2.60% 13,6
Mécénat 354 1.10% 5,8
Cinéma 117 0.40% 1,9




Total 32 369 100.00% 527,2
Dépenses publicitaires de 2008, source IREP (http://www.irep.asso.fr/)
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